Actualité de la mode par Bruno Bénédic
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Les années Cardin
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D’une créativité débordante, aux visions
conceptuelles d’avant-garde, alliant maitrise
des volumes et audace des couleurs,
Pierre Cardin a fortement imprégné l’univers de la
création. Associés à une époque d’expansion sociale
et économique forte, l’esprit et le look ne cessent
d’attirer. Electron libre des années 70, il a prophétisé
la mode.
A l’heure des revivals, les créateurs de mode lui
empruntent énormément, reprenant ses formes bulle,
ses complexités de coupes sculptées, ses épaules
exagérées. |
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La nostalgie Cardin
s’installe, donnant
un autre souffle à la
mode fourrure.
Les formes blouson et les effets cape
Formes emblématiques
de l’univers
Cardin, le travail de
volume sur des
effets blousants et
gonflés se retrouve
tout au long des
collections de
l’hiver 2010-2011.
Entre manteau
tunique et volume
cape, les formes se
veulent hybrides,
mélangeant rondeur
et épure architecturée.
Les cols et
les manches disparaissent
pour laisser
place à des pièces
simplissimes, que
l’on enfile ou que
l’on superpose.
Ainsi ressurgissent |
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l’esprit chasuble, le blouson-sweater, la robe-manteau. A préférer dans des pièces alliant praticité et volumes travaillés, jeux de fentes et manches raccourcies : |
inspiration
chasuble à effet ceinturé
en vison (Nafa),
ou esprit blousant,
pour une cape à effet
carapace, en astrakan
de coloris turquin
(Simonetta Ravizza).
Les rayures pop
Les éléments forts de
l’attitude Cardin passent
par un goût
affirmé de la couleur
comme du graphisme
signalétique. |
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Les podiums de Milan et de
Paris ont plébiscité les
macros rayures horizontales
ou en biais,
avec une forte coloration
« berlingot ».
Dans le jeu des couleurs,
on réservera une
attention particulière
pour les naturels
contrastés de couleurs
chimiques, |
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l’accentuation
des diagonalesmontées en chevrons
géants, les effets
décalés magnif iant
les boutonnages asymétriques
ou bord à
bord. L’allure générale
est très graphique,
concourant à l’élaboration
de modèles fortement
visuels.
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Les formes sont généralement
droites, dérivant
quelquefois,
dans le bas, vers un léger évasement trapèze (Zac Pozen).
Les épaules se veulent un peu plus rondes, accentuant
une exagération renforcée par un esprit sans
col qui tend à se répandre de plus en plus.
A jouer en version « total fourrure », sur des manteaux
¾ portés comme des tuniques, ou en gilets
longueur manteau, portés sur vestes de peau
(Gucci) |
Les nouveaux
volumes
Rondeur exagérée tous
azimuts. La tendance
au matelassé continue,
tout en volumes ronds
et aux contrastes
d’épaisseurs. Si la couleur,
ici, est moins forte,
c’est plutôt l’esprit
enveloppant qui
construit la silhouette. |
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Les surfaces se gonflent
d’aspects matelassés surdimensionnés
ou décalés,
opposant les à-plats en
cuir et les renards épais
(Zac Pozen), ou contrastant
les jeux de volumes
par des effets de rasages
(Gianfranco Ferré). Les
épaules sont aff irmées,
aux courbes « porte-manteau
», mais délibérément
tout en douceur. |
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A noter :
Les effets déstructurés, qui abaissent la ligne d’épaule
et repositionnent les parementures Philip Lam).
Les points forts:
- les volumes ronds par jeux de rasage ou de
construction
- les formes chasuble et les effets cape
les rayures colorées
- les à-plats cuir et fourrure
- les silhouettes épurées, sans col
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