L'ELEVAGE
ET LE PIEGEAGE
Depuis des années, la fourrure subit d'efficaces campagnes de
désinformations auxquelles ont intérêt à se livrer des associations qui
vivent de cotisations et de dons d'autant plus conséquents que leurs récits
sont atroces.
1/ L'Elevage.
Depuis plus de cent générations qu'ils sont élevés, les visons de ferme
sont des animaux domestiques. Ils n'ont pas la notion de "liberté".
Produire de belles pelleteries est l'objectif de l'éleveur. Or, la beauté
du poil d'un animal est en relation avec son bien-être.
Les recherches pour que ce dernier soit optimal sont actives sur :
- l'alimentation,
- la taille des cages,
- l'enrichissement de leur équipement ( nids, jouets, ...)
- la sélection de reproducteur calmes et curieux,
- les délais de sevrage,
- l'éradication des maladies,
- l'utilisation écologique des rejets, etc...
Les améliorations confirmées bénéficient ensuite à d'autres races d'élevage.
Pour le sacrifice, le monoxyde de carbone est utilisé. Ce gaz est inodore,
il endort et insensibilise. (Trois cents personnes environ décèdent ainsi
en France tous les ans.)
Cependant, il convient d'ajouter que les élevages de visons, renards, putois,
chinchillas... sont strictement réglementés par la loi. Des vétérinaires
veillent à sont application lors de visites régulières.
Les recommandations européennes concernant les animaux à fourrure
sont entrées en vigueur le 22 juin 1999.
Mais les réglementations continuent d'évoluer.
2/ Le Piégeage.
Les fonds pour la recherche sont dispensés par la seule fourrure, c'est
à dire par les principaux pays exportateurs ( Canada, États Unis ) et par
la Fédération Internationale de la Fourrure.
Deux sortes de pièges et deux objectifs : ceux qui retiennent sans blesser;
ceux qui tuent immédiatement.
L'alternative qui est le poison est cause d'une longue et douloureuse agonie.
En 1997 et 1998, des accords réglementant les importations de pelleteries
d'origine sauvage sous conditions d'application de normes de piégeage sans
cruauté ont été signés entre la Commission Européenne, le Canada, la Russie
et les États Unis.
Recherches et accords bénéficient à tous les animaux piégés : à ceux qui
le sont pour la fourrure ( 10% seulement ) mais aussi à ceux qui le sont
pour d'autres raisons : la viande, la limitation des prédateurs,
la protection des biens ( récoltes, digues etc...) et pour d'autres raisons.
Enfin, on ne peut terminer sans discuter de l'utilité de la fourrure.
Pour les animaux d'élevages et sauvages. Consacrant proportionnellement
beaucoup plus de fonds que tout autre secteur à la recherche de l'amélioration
de leur condition, la fourrure par les progrès qu'elle génère, leur est
utile.
Pour les hommes, Où est la frontière entre l'utile et l'inutile ? Souhaite-t-on
un monde strictement utile ? La fourchette l'est-elle vraiment ? D'autre
part, la fourrure est une activité économique non reconvertible.
Cette discution sur l'utilité peut aussi revêtir un aspect plus "philosophique".
- Piéger les animaux. Aucune espèce utilisée pour la fourrure
n'étant menacée, ces animaux seraient alors piégés dans le cadre de
la régulation nécessaire à l'équilibre entre les espèces pour la bonne
conservation de toutes.
- Élever des animaux. Créer des vies qui se passent dans le bien-être
avant un sacrifice sans douleur, c'est reproduire la nature, son côté
cruel mais "spontané" en moins.
Derrière l'anti fourrure, il y a l'anti utilisation animale. Que serait
notre planète sans animaux domestiques ? Sa particularité n'est-elle
pas d'être génératrice de la vie qui s'oppose au néant ?
Nous souhaitons que, grâce à notre Fédération, ces quelques lignes amènent
à mieux connaître la fourrure.
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